Tapie-Hersant-La Provence: A quoi jouent-ils?

La grogne monte à La Provence. Lundi 1er juillet, le Syndicat National des Journalistes du quotidien rappelle à l’ordre Bernard Tapie et le groupe Hersant. En cause, le mutisme et l’inaction des actionnaires envers leurs employés.

“Les différents projets sont dans l’attente d’une décision du couple d’actionnaires dont le SNJ estime l’inertie coupable”

 Le SNJ a réagi dans la foulée de la mise en examen de l’homme d’affaire Bernard Tapie. Première motivation du syndicat? Des journalistes qui se sentent floués par leurs deux actionnaires. Des journalistes qui attendent toujours que les promesses de décembre 2012 soient enfin appliqués en 2013. Des relations glaciales entre Tapie et Hersant qui gèlent la moindre promesse.

Des promesses en attente

A Marseille, Bernard Tapie est un peu prophète en son pays. Une sorte d’enfant prodigue quasi-messianique qui a r2ussi l’exploit de faire vivre à l’OM à la fois les heures les plus glorieuses et les plus sombres de son histoire. Mais les marseillais ne retiennent que le bon et son prêt à passer l’éponge sur toutes les erreurs de “Nanard”.

Alors autant dire que quand il a racheté des parts du groupe Hersant, une grande partie de la ville était au bord de l’euphorie, certains journalistes, analystes et habitants le propulsant déjà à l’hôtel de Ville. Six mois plus tard, Niet, Nada, Nothing…Nanard.

Une rédaction gelée qui n’attend que le dégel. En pôle des revendications, l’ouverture d’une clause de départ pour les journalistes. Les employés attendaient une réponse à la mi-juillet comme convenu avec Dominique Bernard directeur général de GHM rencontré lors d’une intersyndicale en date du 14 juin. Il n’aura fallu qu’une semaine au dirigeant pour revenir sur son engagement et repousser les premières attentes à la rentrée 2013.

 

Du côté des salariés, la grogne monte et on s’impatiente, d’autant plus que depuis 2008 et l’arrivée de GHM, La Provence s’est retrouvée amputée de 26 journalistes (218 en 2008 contre 192 en 2013)

Un recours nommé Le Lay?

Pour sortir de l’impasse, un nom revient avec insistance du côté de La Provence. Patrick Le Lay, 71 ans, passé par TF1 et le club de foot de son excellent ami François Pinault, le Stade rennais.  Appelé à la rescousse par Bernard Tapie, l’homme présente l’avantage d’entretenir d’excellentes relations avec les deux actionnaires. Une composante qui pourrait largement contribuer à une sortie de crise et une avancée des projets pour le quotidien local. Seul Hic, il ne reste que jusqu’au 31 juillet 2013… Après cette date, les employés seront à nouveau livrés à eux-mêmes.

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